L’amour de l’argent est une racine de tous les maux.

Ce n’est pas un verset qui me vient généralement à l’esprit lorsque je pense à mon mariage, mais c’est pourtant exactement ce que j’avais besoin d’entendre.

L’amour de l’argent est une racine de tous les maux.

Ce verset à propos de l’amour de l’argent n’est pas un verset qui me vient généralement à l’esprit lorsque je pense à mon mariage et à mon conjoint. Généralement, j’y associe plutôt les versets « L’amour est patient, il est plein de bonté… ». Mais récemment, je me suis retrouvée dans une situation où ce verset m’a apporté la force et la révélation qui m’ont permis de sortir d’une crise conjugale, une crise qui se serait inévitablement terminée par des sentiments offensés, blessés, des querelles et du stress.

Du stress dans ma relation

Ce n’est un secret pour personne qu’un grand pourcentage de mariages termine par un divorce. Bien que toutes sortes de raisons et d’histoires puissent être à l’origine d’un divorce, une chose semble pourtant constituer le dénominateur commun de beaucoup de divorces : les finances. Presque toutes les personnes mariées avec lesquelles tu discutes en ont déjà fait l’expérience.

Les finances sont un sujet délicat. Il faut réussir à trouver le bon équilibre entre les dépenses, les factures, les économies et les dons. Certains d’entre nous ont même bien des difficultés à trouver cet équilibre sans solliciter l’avis d’une tierce personne. Le mariage apporte une nouvelle « mine d’or » d’opportunités.

Sans rentrer trop dans les détails, mon mari et moi-même n’étions pas tout à fait d’accord sur la manière dont nous devions utiliser notre argent commun. De mon côté, j’avais toute une liste de choses qu’il fallait que j’achète pour les enfants, pour la maison, etc. Et mon mari de son côté, ne voyait pas la nécessité de ces choses qu’il considérait plutôt comme superflues. En même temps, je voyais qu’il dépensait beaucoup de choses que je considérais moi-même comme inutiles. Alors que nous voyions notre compte bancaire se vider, nous avons commencé à nous accuser l’un l’autre d’en être responsable. Cela le frustrait que la facture des courses ménagères soit si élevée. Je me suis alors fâchée : comment pouvait-il se préoccuper de la facture des courses ménagères alors qu’il venait tout juste d’acheter une nouvelle voiture ? Même si je savais que nos accusations respectives ne prendraient jamais fin en faisant cela, je sentais qu’il fallait que je me défende. Nous étions là, à nous accabler l’un l’autre d’accusations, de reproches et de remarques blessantes.

Et ce n’était pas la première fois que cela arrivait. En réalité, c’était la seule chose qu’il nous arrivait de débattre, et c’était en train de devenir chose courante. C’est curieux de voir que quand on se dispute avec quelqu’un à propos d’une chose en particulier, toutes les fautes que l’autre peut avoir commises refont tout à coup surface. Donc au lieu de simplement résoudre un conflit financier, ce sont soudain le stress, les tensions et la frustration qui resurgissent dans tous les autres aspects de la vie.

Mais cette fois-ci, c’était différent.

L’amour de l’argent : ma propre vie ?

Je me suis alors rappelé de quelque chose que j’avais entendu lors d’une réunion chrétienne à propos de la différence entre ma propre justice et la justice de Dieu. Mes pensées étaient remplies de « mille voix » qui justifiaient que j’avais bel et bien raison dans cette situation et qui essayaient d’imposer mon point de vue – ma justice. C’est alors que j’ai pensé à Jésus et à sa justice. Quand bien même il était injurié, ignoré, menacé voire mis à mort, « il n’a point ouvert la bouche. » (Actes 8, 32 ; 1 Pierre 2, 21-23) Il était juste, en vérité, parce qu’il a marché sur le chemin de l’abaissement. Il a marché sur le chemin de la paix. Il n’a pas essayé d’imposer son propre chemin ou de convaincre les autres de voir selon son point de vue. Est-ce là le chemin que je prenais ?

Non, mais j’avais l’impression que si je n’insistais pas, je n’allais pas avoir ce que je voulais. J’ai besoin de ces affaires pour les enfants ! J’ai besoin de ces affaires pour la maison !

Alors, une révélation du ciel m’est venue !

« Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. » 1 Timothée 6, 10.

Lorsqu’on entend ce verset, on pense souvent à la famine dans le monde ou à la corruption des gouvernements. Mais lorsque Dieu s’est adressé à moi avec ces paroles, j’ai eu le sentiment qu’une chaîne avait été brisée. Je n’étais plus là pour me disputer. C’est dans ma propre vie, dans mes propres pensées, que je dois mettre en pratique la Parole de Dieu. Soudain, la solution est devenue très claire à mes yeux. Je tenais trop fermement à « ma propre justice. »

La vérité, c’était que j’avais plus d’amour pour l’argent et pour tout ce que cela comprenait, que pour mon conjoint, pour mes serments du mariage et pour les commandements de Dieu. En essayant d’imposer à mon conjoint mon opinion, mon point de vue et mes exigences, j’aidais en fait Satan dans sa mission pour séparer les couples et ravager ma vie et ma famille.

Aider Satan ?

Satan a été dévoilé !

Lorsque j’ai pris conscience de cela, j’ai su que Satan avait été dévoilé ! L’amour de l’argent est vraiment la racine de tous les maux, et c’est l’arme la plus importante de Satan pour détruire le monde. Il détruit le monde en s’immisçant dans les mariages, dans les familles, dans les relations, jusqu’à ce que la destruction se répande comme un cancer à travers les nations. Mais je peux l’arrêter dans sa course en faisant en sorte que sa stratégie n’ait aucune place dans ma vie. A ce moment-là, j’ai reçu une haine dans mon cœur envers tous les débats et les querelles vains et futiles, et envers ma propre cupidité et mon égoïsme. Je suis partie à l’attaque contre Satan. S’il y a bien quelque chose qu’il ne supporte pas, c’est lorsque quelqu’un reconnaît la vérité.

Cette lumière ne signifie pas que je n’ai tout à coup plus besoin de toutes ces choses sur ma liste de courses, mais j’ai reçu le repos que Dieu sait parfaitement ce dont j’ai besoin, et ma tâche est de rechercher premièrement son royaume. Et nous le savons bien, les disputes, les querelles, la propre volonté, les exigences – aucune de ces choses n’aura de place dans le royaume de Dieu.

C’est moi qui avais tort. « Mais ton mari… » Non, c’est moi qui avais tort. Est-ce que c’est mal d’avoir besoin de choses pour la maison, ou de faire des courses ? Bien sûr que non, mais là n’est pas la question. Ce sont les exigences et l’irritation, toutes ces choses qui viennent de ma chair pécheresse, qui étaient à l’origine du problème, et c’est ce contre quoi je dois lutter. Pense à toutes les douleurs déchirantes dont je peux être épargnée grâce à cette arme que j’ai maintenant à ma disposition – cette arme que je peux utiliser, non pas contre mon mari, mais contre Satan lui-même ! Je loue et remercie Dieu pour cette révélation, et parce que j’ai la possibilité de suivre Jésus dans sa justice et de ne plus marcher aux côtés de l’accusateur.

 

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Un si grand salut

Écrit par Sigurd Bratlie

A la fin de l’épître aux Hébreux, l’apôtre qualifie son épître de « paroles d’exhortation ». L’objectif de cette brochure est de s’attarder sur cette exhortation et de la développer pour apporter la foi et le salut à tous ceux qui ont une vocation céleste. Tous ceux qui suivent l’exhortation contenue dans l’épître aux Hébreux peuvent parvenir à ce si grand salut.