Combien de cases est-ce que je peux cocher ?

S’il existait une liste de la « bonne personne », je pense que j’y aurais plutôt bien correspondu…

Écrit par Maggie Pope
Combien de cases est-ce que je peux cocher ?

Sur le papier, je suis une bonne personne…

Parfois, je fais un tour sur la page Facebook de ma ville. La page a été créée pour donner des informations locales – les fermetures de routes, les horaires des magasins, les vélos volés, les chiens perdus – et c’est très utile. Mais les résidents locaux n’arrivent pas à se contenter seulement de donner et recevoir des informations. Le moindre post sur Facebook peut provoquer l’expression d’opinions bien tranchées qui peuvent rapidement se transformer en débats tendus, voire même dégénérer complètement. J’en ai retiré deux enseignements :

  1. J’ai vu à quel point les gens peuvent se fâcher à cause de problèmes futiles.
  2. J’ai compris comment les gens jugent de qui est une « bonne personne ».

Apparemment, si tu donnes pour la charité, que tu ne coupes pas la route aux autres véhicules dans un trafic dense, que tu as été propriétaire d’un chien ou d’un chat, et que tu recycles toujours le plastique, tu es une bonne personne. Je pense que la barre est placée plutôt bas.

Personnellement, je peux cocher plusieurs « bonnes » cases, donc si je m’en fie à ces critères, je suis une bonne personne. En plus, je n’ai jamais été arrêtée, je paye mes factures et je n’insulte pas les gens dans la rue. Si je devais me juger moi-même par rapport à l’opinion que les autres ont de moi, je pense que je serais une personne tout à fait convenable. Et si nous utilisions ces critères de jugement, beaucoup de gens dans ma ville seraient de bonnes personnes, parce qu’ils peuvent cocher ces cases, eux aussi.

Le problème, c’est qu’ici, l’évaluation de ce qui est bien est faite par des hommes. Chaque pays et chaque société a son propre éventail de valeurs quant à ce qui est louable, et bien que ceci puisse varier d’une culture à l’autre, et même d’une génération à l’autre, une chose reste la même : tous ces jugements sont fondés sur ce que les autres voient et entendent.

Qui est-ce qui décide ?

Derrière la façade

Et s’il existait un Créateur qui nous connaissait mieux que nous-mêmes, et qui comprenait mieux nos motivations et nos pensées que nous-mêmes ?

S’il n’existait pas de Créateur, alors je pourrais penser ce que je veux et je serais toujours une bonne personne aux yeux des autres. J’aurais beau être une bonne personne sur le papier, mais à l’intérieur je pourrais être jalouse, amère et rancunière, dire des mensonges et présenter mes actions comme bonnes alors qu’elles ne le sont pas.

Mais si je crois qu’il existe un Dieu qui comprend mes pensées les plus profondes, et que je continue quand même de me contenter de plaire aux autres, alors je suis un hypocrite.

Lorsque nous apprenons vraiment à connaître Dieu, nous commençons à nous regarder nous-mêmes d’une nouvelle manière, et il nous révèle petit-à-petit ce que nous sommes réellement. Il épluche notre nature devant nos yeux comme on éplucherait un oignon. Lorsque nous voyons quelles sont nos motivations cachées, et que nous voyons notre arrogance et que nous avons l’impression d’avoir une quelconque importance, nous devrions haïr ces choses. C’est l’une des choses dont Jésus parlait avec le plus de véhémence.

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. » Matthieu 23, 27.

Ce n’est pas l’athée qui est hypocrite, c’est le croyant indifférent qui se satisfait de son style de vie « blanchi » et de sa position sociale en tant que membre d’une communauté chrétienne.

Un chrétien blanchi ?

Ce n’est qu’après plusieurs années en tant que chrétienne que j’ai pris conscience que j’étais « pleine d’ossements de morts ». Lorsque nous étions jeunes, mon mari et moi avons rapidement été désignés dirigeants de jeunes dans une église évangélique baptiste. Nous avions l’âge parfait, n’étions pas liés à quoi que ce soit, n’avions pas d’enfants, avions largement assez de temps à donner – nous étions pour ainsi dire « parfaits ». Mais ce que les anciens qui nous avaient désignés ne savaient pas, c’était que nous nous disputions systématiquement sur le chemin pour l’église, que nous louions le Seigneur et étions tout sourire une fois là-bas, et que nous reprenions notre dispute là où nous nous étions arrêtés, et ce pendant tout le chemin du retour.

Nous aurions pu rester ainsi « blanchis ». Mais qu’est-ce qui nous en a sauvés ? C’est lorsque nous avons commencé à lire ce qui était véritablement écrit dans la Bible, et que nous avons cessé de nous contenter de ce que nous pensions qu’elle disait. C’est lorsque nous n’avons pas seulement lu nos versets favoris à propos des bénédictions et du salut, mais que nous avons commencé à lire les versets à propos de ce que nous étions réellement. Des versets tels que :

« Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt comment il était. » Jacques 1, 22-24.

Et au lieu de nous disputer et de nous accuser l’un l’autre, nous avons commencé à nous juger nous-mêmes, et avons pris conscience de ce qui nous poussait à réagir de cette mauvaise manière. Nous sommes devenus conscients de ce qui devait changer en nous-mêmes plutôt que d’essayer de juger et changer l’autre. Et surtout, nous avons commencé à utiliser la parole de Dieu pour être affranchis de notre propre nature.

Quarante ans plus tard, cela fait maintenant bien longtemps que nous avons cessé d’essayer de paraître « bien » aux yeux des autres, et par la grâce de Dieu, nous sommes libres de ce « blanchiment ».

« Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles : elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » Hébreux 4, 12-13.

 

Visionne la vidéo de Petter qui, un jour, a pris conscience qu’il avait été un chrétien hypocrite jusque là.
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